
Un dimanche matin, après avoir visité
le temple de Confucius à Tainan, nous sommes allés juste derrière, dans l’ancien hôtel de ville de Tainan. Depuis que la mairie a déménagé dans un bâtiment moderne, l’ancien édifice,
un monument historique de style colonial japonais a été converti en un
musée de la littérature taïwanaise.


À l’entrée, il y a une librairie pour enfants qui par hasard avait un thème français ces jours là. Seulement quelques BD de
Tintin ou deux, trois exemplaires du
Petit Prince, mais quand même une bonne pub pour la France.

Le musée lui-même est certainement très intéressant, Il y a des petites biographies des
écrivains taïwanais les plus célèbres le long d’un mur chronologique, puis il y a des salles sur certains thèmes. Une sur les écrivains durant la
colonisation japonaise où l’on trouve de nombreuses photos et reproductions d’intérieurs d’époque. Une salle où se trouvent de nombreux manuscrits de divers écrivains locaux et puis une autre salle dédiée à la diffusion de la littérature taïwanaise à l’étranger. Dans cette salle on trouve même deux livres en Français :
La Femme du boucher d’
Ang Li, non pas
le cinéaste local, mais
l’écrivaine.


Si mon niveau de chinois était un peu au dessus de débutant, j’aurais sans doute encore plus apprécié
cet excellent musée, bien que même un Chinois aurait parfois des difficultés car il s’agit vraiment d’un musée de la littérature
taïwanaise et non pas
chinoise. En effet ce musée a été créé pour affirmer une identité. D’abord celle des Chinois installés de longue date sur une ile qu’ils on faite la leur et qui ne veulent pas se soumettre à un pouvoir centralisé si éloigné, ensuite celle des Taïwanais qui ne veulent pas perdre leur identité lors de la colonisation japonaise, et enfin celle des Taïwanais citoyens d’un état taïwanais qui veut se démarquer de son voisin continental et met en valeur
ses cultures indigènes. En fait, c’est un musée très politique et ayant vu qu’il n’y a pas de musée de la littérature française à Paris, je suis étonné qu’il n’y ai pas de « Museu de literatura en català » à Barcelone ou de « Euskera literatura musea » à San Sebastian. J’ai quand même trouvé un, sans doute très politique, musée de la littérature francophone à …
Bruxelles.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire